L’interview décalée de Yoann Stuck

Mais qui es-tu, Yoann Stuck? Rencontre exclusive avec le nouveau parrain du Team Douzaleur !

Ton âge ?
34 ans.

T’es sûr ? Tu fais plus vieux avec la barbe ?!
Oui, sûr. D’ailleurs j’essaye de cacher les quelques poils blancs pour garder une crédibilité.

Bon, dis-nous tout. Comment on passe de pizzaiolo adepte de cigarettes à coureur de fond qui fumerait n’importe quel livreur de pizza à mobylette?
C’est venu comme ça, j’ai voulu arrêter de fumer et en faisant 90 kg je me suis dit que j’allais compenser dans quelque chose. Je me suis dit “le sport à la place de la bouffe”. J’ai couru 20 minutes, j’étais au bout de ma vie, je suis rentré, je me suis assis et j’ai ouvert une bière. J’étais en coloc à cette époque, ce fut une sacrée étape. Au final, c’est passé comme ça, comme Forrest lorsqu’il a voulu relier les deux océans.

« Ne le dis à personne mais je vais changer de vie »

Rassure-nous, tu manges encore des pizzas ?
Yes, ce n’est pas parce que je cours des centaines de bornes que je n’aime plus les bonnes choses. Base blanche, 4 fromages, 100% gluten 100% lactose. Je déguste le lendemain mais ce n’est pas grave. J’aime les burgers, j’aime l’apéro. La course a pied est éphémère, pas les bonnes choses.

Quand tu attends ta pizza. Photo Cedric Chaudet.
Une progression fulgurante, une belle gueule, des milliers de fans… Est-ce qu’on peut dire que Yoann Stuck est un mec énervant ?

Une belle gueule, c’est toi qui le dis. Je suis sec comme un string au soleil et barbu, ce qui me vaut des blagues chaque jour. La progression reste à prouver car je ne suis pas satisfait de ce que je fais. Je m’énerve parfois mais j’espère ne pas énerver les autres en tout cas ! Je remercie d’ailleurs les personnes qui me suivent.

La barbe, les bracelets, le goût prononcé pour le minimalisme… Est-ce que demander la nationalité américaine est dans ta To Do List ?

Maintenant que Donald est au pouvoir, ça va être difficile. J’espère juste pouvoir courir là bas et qu’il n’aura pas construit un mur d’ici là.

On te voit souvent faire de la cryothérapie en guise de récupération. Entre nous, est-ce que tes attributs masculins ne souffrent pas trop de ce froid extrême ?

Je garde tout cela à l’abri mais au final, nous avons une fille qui nous fait penser qu’un enfant nous suffit amplement, donc j’ai moins peur des retombées. C’est idéal pour récupérer mais aussi pour garder les bières au frais.

En ce début d’année 2017, tu as réalisé ton rêve de sportif en devenant parrain du team Douzaleur. Est-ce qu’il te reste quand même encore des choses à vivre et à accomplir dans le trail ?

Je pense que la consécration serait de réaliser une casquette ou un T-shirt avec Douzaleur. Pour le moment, c’est comme si j’avais la plus grosse cote ITRA et ensuite ce serait comme si j’avais gagné l’UTMB avec ma veste finisher.

Sapé comme jamais.
Pour finir, une question sérieuse: quelle est ta recette pour incarner au mieux le « courez décalé » cher à Douzaleur?
Ne pas se prendre la tête, accepter les autres, être tolérant mais surtout faire n’importe quoi et le partager. D’ailleurs toutes les personnes qui représentent Douzaleur sont l’exemple même. Donc mec, si tu as lu jusqu’en bas : fais n’importe quoi et partage le !
Commentaires
  • Nath

    Génialement décalée cette interview