Ivre, il s’inscrit au marathon du Médoc

C’est un véritable coup de tonnerre qui vient de se produire du côté de Bouc-Étourdi (Yvelines).

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Le Bistrot de la Gare il y a quelques années. Séquence nostalgie

Bon vivant et véritable amoureux des boissons aux raisins, Jean-Marc, 45 ans, est un fidèle du « bistrot de la gare ». Il y retrouve quotidiennement ses amis pour « boire un godet » et grignoter quelques cacahuètes dans une coupelle en plastique.

Passionné de sport télévisuel, Jean-Marc a en revanche toujours détesté courir. Il se souvient d’ailleurs de ses années collège, « quand on allait au stade juste pour se baigner dans la piscine de leur truc là, le steeple ». Amateur de jeux de boules en tous genres, il ne se déplace que rarement à l’aide de ses deux jambes, « parfois pour aller à l’Eglise car au bout de trente minutes on peut avoir un peu de vin ». Avant d’ajouter « je suis pratiquant non croyant, hein ! ».

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Séance classique d’entraînement au Bistrot de la Gare

Mais ce 14 juillet allait signer un tournant dans la trajectoire de vie de Jean-Marc. Alors que le traditionnel « marathon du bistrot de la gare » qui consiste à boire le plus de « godets » en 3 heures battait son plein, Jean-Marc s’est senti pousser des ailes : « j’ai eu envie d’un défi, d’aller chercher quelque chose, de me sublimer », lâcha-t-il à 23h14, hilare, devant une foule médusée.

Coup de génie ou coup de folie ?

Jean-Marc se souvient alors de cette « épreuve ultime, le Graal des amoureux de marathon », le célébrissime Marathon du Médoc. Attiré par ce défi de l’extrême, Jean-Marc – aidé par son fidèle acolyte Gérard – se précipite alors sur le site internet de l’événement pour officialiser son « coup de génie ».

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La récupération n’est jamais négligée au Bistrot de la Gare

Ce n’est que le lendemain, après une nuit acharnée d’entraînement du coude gauche, que Jean-Marc se rend compte de sa bévue: le marathon du Médoc offre certes du vin à ses participants, mais également 42,195 kilomètres.

La FFUTA en alerte rouge

Selon la FFUTA (Fédération Française des Ultra-Trailers Anonymes), les inscriptions en soirée sous l’emprise d’alcool ont explosé ces dernières années. « Les gens mélangent tout, y compris le vin et le coca parfois, et préjugent souvent de leur capacité à avaler les kilomètres aussi facilement que les godets » témoigne ainsi René, membre actif de la FFUTA.

Cet incident nous replonge dans la tragique mésaventure rencontrée il y a 2 mois par Dédé de Sainte Caboulasse-les-Bains qui s’était inscrit aux Foulées du Pâté aux Pommes de Terre après une soirée raclette bien arrosée en pensant se remplir une nouvelle fois et sans effort aucun la panse… Plus dure fut alors sa chute.

Commentaires
  • Garnier

    Excellent documentaire merci